Jean-Claude Marguerite

littérature et photographie

Category: Le Vaisseau ardent (page 3 of 13)

Roman trop long, personnages trop minces

Voici une (très) longue critique du Vaisseau ardent sur Babelio pour dire que ce roman est trop long (et les personnages bien minces ?). La conclusion modère le propos, du moins dans cet extrait :

En conclusion, certains aiment ce roman pour les mêmes raisons que d’autres n’aiment pas : les longueurs, qui apportent de l’épaisseur (dans tout les sens du terme) mais qui peuvent en perdre plus d’un (…)

(Pour ma part, je n’ai aucun scrupule à abandonner un roman à la vingtième ou centième page, quel qu’il soit, et je reste intrigué par ceux qui s’imposent des lectures laborieuses, d’autant pour se plaindre de n’y avoir trouvé nul plaisir.)

Le Vaisseau ardent (couvertures Folio et ebook)

Le Vaisseau ardent (Folio et ebook)

Le Vaisseau ardent, un roman ambitieux

« Le Vaisseau ardent est un roman fascinant, ambitieux, qui joue sur plusieurs registres – historique, mythique, fantastique, réaliste – et qui parvient souvent à être propulsé par un souffle épique, mais tout en restant crédible. »

Alias, « quadra rôliste », a bien aimé La Rédemption du pirate, second tome du Vaisseau ardent, qu’il trouve cependant trop long :

« Il n’y a rien qui m’y apparaisse comme rigoureusement inutile, mais rien non plus qui, à mon avis, n’aurait pas bénéficié d’une écriture plus tendue.
Cela dit, c’est grandement une question de style. Comme je l’avais dit pour le premier tome, on a, en toile de fond, une aventure à base de piraterie, de mythes et de lieux mystérieux qui se prêteraient à merveille a une ambiance pulp, mais ce n’est pas dans cette direction stylistique que tend Le Vaisseau ardent. »

Le Vaisseau ardent (couvertures Folio et ebook)

Le Vaisseau ardent (Folio et ebook)

“Il ne suffirait pas de grand-chose pour « pulpifier » cette histoire”

« Le thème ne m’intéressait pas a priori et la perspective de me taper l’équivalent de 1500 pages au format livre de poche m’avait quelque peu refroidi. Comme quoi tout le monde peut se tromper. »

Alias, « quadra rôliste », s’est finalement décidé à embarquer sur Le Vaisseau ardent.

“Ceci posé, je ne saurais pas trop dire si le problème tient dans le style d’écriture ou le rythme du récit – ni même si c’est réellement un problème. Car Le Vaisseau ardent est bien écrit et, souvent, passionnant. Je vais être honnête: ce premier tome m’a bluffé. Suffisamment pour avoir envie de lire la suite.”

(…) “Le souffle de l’Aventure souffle sur ce roman, à la fois en glorifiant les histoires de pirates, mais aussi en les replaçant dans un contexte historique et social qui les éclaire d’une lumière autrement plus crue qu’à l’habitude.”

(…) “Il ne suffirait pas de grand-chose pour « pulpifier » cette histoire.”

Le Vaisseau ardent (couvertures Folio et ebook)

Le Vaisseau ardent (Folio et ebook)

Cinq ans…

Écrire est une aventure. Se fixer un cap. Hisser les voiles, affronter tempêtes et calme plat. Se fier aux astres, galérer. Monstres, sirènes, albatros, mirages. Tous les jours du rhum et de la morue salée. Des îles, des escales, pour chaque fois repartir… Dix-huit années de rêves, dont onze d’écriture épisodique avant sept de travail quotidien. Et puis : terre.  Me voilà romancier, certainement mon plus cher rêve d’enfance.  Ce gros livre, peut-être le plus gros premier roman, si lourd qu’il ne se tient qu’à deux mains, trop lourd donc, une fois reposé me laisse une impression de vide. Ai-je réussi ? Ou bien, est-ce le voyage qui me manque ? Ce voyage. Les pages auxquelles j’ai renoncé, les péripéties et les personnages abrégés ou écartés.

Hâte de m’isoler, d’écrire à nouveau, enfin. Ce que je fais, tandis que ces trois ramettes si souvent réécrites ne m’appartiennent plus.

À la télévision, Franz-Olivier Giesbert annonce Le Vaisseau ardent la veille de sa parution, en en faisant le tout dernier coup de cœur de l’émission Vous aurez le dernier mot – avant d’en faire celui du magazine Le Point. Le Nouvel observateur consacre deux pages à mes pirates. À sortie en Folio, Le Magazine littéraire signale Le Vaisseau ardent parmi les poches de l’été ; Le Figaro littéraire le mentionne à ces deux occasions. En tout, une centaine de recensions, entre presse écrite et blogs, avec des formules qui vont droit au cœur. Finaliste d’une poignée de prix littéraires. Dix mille exemplaires en cinq années, trois ou quatre s’y ajoutant encore chaque jour, pour donner un chiffre.

Et demain ? Même si les contes de “tous lire” abritent un ogre chronophage, insatiable et nécessaire, je continue d’écrire “pour moi”, bien sûr. Quelques nouvelles, deux romans en relecture – et bien des pistes explorées qui ne valent, peut-être, que pour le voyage… Aux éditeurs qui soupèsent mes manuscrits de décider de la suite.

Hymne magnifique à l’enfance, Le Vaisseau ardent

Si la blogueuse des pipelettes n’aime pas Anton adulte, devenu le commandant Petrack, le qualifiant de :

« un être froid, manipulateur et imbu de lui-même »

la seconde partie de la Rédemption du pirate l’a enthousiasmée.

« C’est la rencontre des enfants qui a été pour moi le déclic. À partir de là, j’ai été complètement happée par le récit. J’ai adoré ces enfants, ils m’ont touchée, ils m’ont fait rire, ils m’ont émue. Pour moi, ce sont eux les vrais héros du livre. »

Ce en quoi je suis bien d’accord…
Et de conclure :

« C’est un hymne magnifique à l’enfance, sa liberté et son innocence. C’est une manière parfaite de clore l’histoire du Vaisseau ardent et c’est le sourire aux lèvres que j’ai refermé le livre. »

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Les pipelettes avaient chroniqué le premier volume du Vaisseau ardent, Le Pirate Sans Nom, ici

“L’Ivrogne, mon personnage préféré de tous.”

Beau compliment à propos du Vaisseau ardent de la part de Kxishitete sur SensCritique :

«Tellement aimé qu’après lui, grosse panne de lecture. Un roman qui touche à tellement de genres, de codes, de registres et d’histoires qu’une fois que l’on revient à des romans plus standards, on est paumé.»

Le Vaisseau ardent (couvertures Folio et ebook)

Le Vaisseau ardent (Folio et ebook)

Deux ou trois choses…

Alors que le projet éditorial “tous lire” m’occupe à cent pour cent (vous pouvez vous y associer d’une manière ou d’une autre), quelques petites nouvelles littéraires…
Au Salon du livre, Le Vaisseau ardent a jeté l’encre sur la table des Folio SF, comme l’année passée, bien que ladite table me semblât plus petite…

LeVaisseauArdent_au_SalonDuLivre2015 De son côté, Le Fou de Dieu bénéficie ce jour d’une agréable recension chez les Naufragés volontaires (qui promettent de lire Le Vaisseau ardent, au nom prédestiné, décidément). Ils disent de la nouvelle:

« On y sent la mort, la douleur et la peur… Pour y vivre les horreurs de la guerre. Et pour faire face à cela, notre narrateur se découvre une vocation d’écrivain. L’imaginaire comme refuge face à un monde devenu fou ? »

Cette nouvelle apparaît de temps à autre dans les « hits* » des ebooks gratuits des librairies en ligne française, ce qui est fort agréable.

Dernière nouvelle (qui concerne plutôt un court roman), le CNL m’a attribué une bourse pour travailler sur mon second roman.

Enfin, une interview devrait paraître le 1er avril (sans blague ! mon premier contrat de travail a été signé un 1er avril et je ne m’en suis jamais remis – j’avais seize ans, je devenais “correspondant de presse”!).

 

* On s'étonnera pas que le streaming des livres numériques soit naturellement appelé par  les adeptes des liseuses et tablettes, à l'image de l'évolution des habitudes de leurs amis mélomanes, alors que les hits, tops et meilleures ventes, qui participent à l'étranglement de la visibilité des livres moins en vogue, s'inspirent des charts qui volent si bien au secours du succès de la chansonnette depuis l'avènement des 45 tours.

#VendrediLecture

En ce vendredi 27 février, deux évènements.

D’abord, un partenariat sur Twitter avec #VendrediLecture. Confiez-leur votre lecture en cours, et vous recevrez peut-être Le Vaisseau ardent et Le Fou de Dieu

Ensuite, l’opération “tous lire” aura un mois – j’ai commencé à diffuser Trois contes fin janvier. Ce recueil est un test grandeur nature de réécriture et de présentation des contes traditionnels pour les enfants qui ont du mal à lire ou qui n’aiment pas lire.

Les deux événements sont liés. J’ai dédié Le Vaisseau ardent aux enfants des rues. Je ne l’aurais pas écrit si je n’avais pas été révolté par le sort de ces enfants privés d’enfance. Dans ce roman, j’ai transposé leur condition dans un autre siècle, et leur utopie dans une autre dimension. “tous lire” est issu de la même “indignation”. Je ne peux pas me résoudre à accepter qu’on me rétorque que les enfants qui ont du mal à lire n’ont qu’à s’adapter. Comme si leur tendre la main les dispensait d’efforts. Comme si ne pas leur tendre la main ne revenait pas à en dissuader de lire.  Lire ne peut pas rester un privilège.

 Les enfants ont plus besoin de guides pour lire que pour marcher.

Plutarque

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Envie de relire Le Vaisseau ardent…

« Feu et Glace », « Opposé et vide » sont exactement les expressions qui résument votre état d’esprit après avoir refermé ce roman. Sa lecture a été marquante et intense qu’un mois après, j’ai toujours autant de mal à me replonger dans un autre roman.

Anassette a lu Le Vaisseau ardent, et souhaite le relire…

A bien des égards, ce roman m’a fait penser à L’Odyssée quand je lisais la partie où l’Ivrogne était le principal narrateur. Et c’est le meilleur compliment que je peux faire sur un roman !

Le Vaisseau ardent (couvertures Folio et ebook)

Le Vaisseau ardent (Folio et ebook)

Il y a un an, Folio…

Il y a un an, Folio retenait Le Vaisseau ardent dans sa sélection de Noël.

Selection Noël 2013 folio

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