Jean-Claude Marguerite

littérature et photographie

“Haies plantées par vos agriculteurs”

En ces temps d’inondations et de dérives climatiques, je ne peux que relever le fait que cette pancarte est fort bien plantée. Depuis combien d’années résiste-t-elle aux vents qui fouettent cette plaine normande ? Le texte est à peine lisible, mais qui s’en approche déchiffre : « Haies plantées par nos agriculteurs » – mais quelles haies ?

“Haies plantées par vos agriculteurs”, octobre 2023, plaine normande.

Dans Sauver le bocage, je plaidais pour le renforcement du maillage bocager afin de prévenir des inondations comme des épisodes de sécheresses, en influençant les microclimats jusqu’à tempérer les climats régionaux. Mais, c’était aller contre les intérêts d’une rentabilité à court et moyen termes. Ce livre a plus de quarante-cinq ans, les effets à long terme sont visibles. Il ne coûterait pourtant pas grand-chose de replanter – et d’entretenir.

Mais est-il rentable de se soucier du long terme ?

Le vent

Retour de la crique où j’ai tenté des gros plans dans l’espoir de transformer rochers et végétation en paysages de montagne (en utilisant un flash, accessoire dont je ne me suis pas servi depuis… mais c’était dans un autre millénaire). 

En rentrant, je donne chaque fois un coup d’œil sur ce petit coin, la disposition des arbres fermant le cadre. Ce jour-là, les rafales de vent étaient assez fortes pour me pousser, mais pas aussi violente que cette image le suggère.

Le vent, Ibiza, novembre 2023

La crique

La lumière crue éliminait, quelques minutes chaque jour, les teintes de cette petite crique dépourvue de plage. Avec le vent, l’écume des vagues sculpte la mer, autrement si timide.

Quand la mer est sage, je m’installe sur ces rochers pour profiter du fameux coucher de soleil du Cafe del mar, mais avec la musique de mon choix (Pink Floyd, de préférence, puisque le groupe a séjourné ici bien avant la vague techno). 

La crique, Ibiza, novembre 2023

La maison sur la colline…

Vers midi, le soleil tombe sur cette colline, hérissée d’une ligne d’arbres et chapeautée par cette construction arrondie (d’un blanc éclatant à tout autre moment de la journée) qui est apparue depuis mon dernier séjour (me rappelant incidemment que celui-ci remonte à quelques années). Cette fois, je suis à 50 m de la terrasse, et je me rends vers la petite crique sans plage qui m’a inspiré des passages du Vaisseau ardent.

La maison sur la colline, Ibiza, octobre 2023

Lever et coucher

Au petit matin et en soirée, sans quitter la terrasse où je n’avais pas écrit depuis six ans. Cette fois, la saison estivale passée, le silence régnait (enfin, les autochtones ne changent pas d’habitudes si facilement, mais il n’y a plus qu’eux sur l’île), évoquant les années d’avant le Cafe del mar (et ses compilations), non loin.

Peu de luminosité (d’où la montée en ISO), mais une gamme tonale qui invite à ignorer les teintes (bleu, rouge). Le passage en noir et blanc, et l’effet de filtres de l’argentique, remodèle les nuages en horizon sur les deux images – il n’y a de terre que les collines en premier plan. 

Avec Diable!, ces photos m’ont donné l’envie d’approfondir un Ibiza différent, plus sombre, plus noir. Mon séjour a coïncidé avec la fin de la saison (déjà de nombreuses boutiques avaient baissé rideaux), j’ai vu les restaurants fermer, les tatoueurs guetter vainement un dernier client, spectacle qui a amplifié mon désir de montrer l’autre face de l’île. Il faudra revenir…

Lever de soleil, Ibiza, octobre 2023
Coucher de soleil, Ibiza, octobre 2023

Diable!

Diable! Ibiza, octobre 2023

Suis-je atteint de paréidolie ? Ce diablotin qui scrute la trouée des nuées m’est apparu dans le ciel matinal d’Ibiza, où j’ai retrouvé mon bureau-terrasse de romancier qui s’aventure à traiter de la photographie, alors que je lis “Les Versets sataniques” de Salman Rushdie. Et, en y regardant bien, je perçois son écho spectral (en haut à gauche, comme s’il le surveillait [ce qui semble attester que je souffre de paréidolie]).

Un livre-puzzle

“Un livre-puzzle qui brasse avec maestria et quelques clins d’œil l’Histoire et les mythes.” Le Magazine Littéraire à propos du roman Le Vaisseau ardent, de Jean-Claude Marguerite. Sa version numérique est à petit prix en octobre, pendant  #lemoisdelimaginaire Roman Coup de cœur du Point de l’année 2010. Finaliste 2011 du Grand prix de l’imaginaire, des  Prix Rosny aîné et Bob Morane. www.jcmarguerite.com

Mois de l’imaginaire

Le Vaisseau ardent (version numérique) à tout petit prix pendant le mois de l’imaginaire. Dans toutes les bonnes librairies en ligne et de Navarre.

Finaliste 2011 du Grand prix de l’imaginaire, du Prix Ronny aîné, des prix des Lecteurs de Notre Temps et Bob Morane, et roman Coup de cœur 2010 du Point.

De l’Égypte prépharaonique à l’Amérique contemporaine, en passant par l’âge d’or des Caraïbes et les glaces du Groenland, Le Vaisseau ardent nous embarque pour la plus grande chasse au trésor jamais contée. Mais quelle est la vraie nature du trésor ? disait Gilles Dumay, son éditeur.

Résumé et avis (nombreux) sur Le Vaisseau ardent

Un livre monde

Dans Booknode, l’avis de christophe-1364 sur Le Vaisseau ardent :
Un livre monde entre aventure initiatique, histoire de pirates, chasse au trésor et science fiction.
Il fait partie de mes trois livres de science fiction francophones préférés des deux dernières décennies avec
Le Déchronologue et La Horde du Contrevent et j’aurais du mal à les départager.

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