Jean-Claude Marguerite

littérature et photographie

Category: Conte de la plaine et des bois

Le « nature writing » : un homme, un chien…

Dans son blog personnel, André-François Ruaud, éditeur des Moutons électriques* évoque le « nature writing », un genre à « double nationalité », l’anglaise et l’américaine, dont il n’a publié que trois titres (encore que non anglo-saxons), issus de rencontres non préméditées :

J’ai déniché un petit peu d’une expression francophone du « nature writing », une approche bien à nous où un brin de fantastique permet de toucher à notre rapport avec l’environnement naturel — un fantastique à ciel ouvert. J’en veux pour preuve, par exemple, que le Marguerite répond presque exactement à la définition qu’esquissait du « nature writing » un journaliste du Figaro il y a quelques années : « Un homme. Un chien, peut-être. Un homme et son chien, éventuellement ! Des arbres, du ciel, de l’eau, de la neige, des cailloux. Des parties de pêche, de chasse, et beaucoup de solitude. »

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Ce « brin de fantastique » (d’étrangeté, donc) me semble pourtant être ce qu’il y a de plus réaliste, par le fait que ce qui émerveille dépasse ce qui se raisonne, que le rêve, yeux ouverts, nous guide et nous forge – marcher sous les arbres avec son chien, quelle puissante invitation, quelle libération ! C’est emprunter des sentiers non balisés, pour le plaisir fou d’exister. Il ne faut pas oublier qu’en français « étrange” et “forêt” partagent la même étymologie – tout comme “feuille” et “folie”…
Par le biais du souvenir d’un chien, Dick, Conte de la plaine et des bois confronte un vieil homme à l’enfance (pas seulement la sienne), car ce qui émerveille parle à l’enfant qui subsiste dans l’adulte, une part qui n’a rien d’anodin – ce que Frédérique Roussel, entre autres, a si bien traduit pour Libération :

Fantastique balade dans des bois hostiles et familiers, sensible revisitation de l’enfance perdue qui a souvent laissé en chacun de soi un Dick aimé.

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* à l’origine du nom de cette maison d’édition, pour laquelle l’imaginaire est plus une ouverture qu’un repli, se trouve le roman de Philip K. Dick, Do Androids Dream of Electric Sheep ? (Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?), à l’origine du film Blade Runner. 

Un extrait de Conte de la plaine et des bois

Les Moutons électriques ont mis en ligne un long extrait de ce court roman, dévoilant la couverture de Conte de la plaine et des bois, un court récit de « nature writing » teinté de fantastique et de poésie…

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Vous avez dit « nature writing » ?

Je découvre ce jour l’avant-tirage en « épreuves non corrigées » de mon prochain roman, Conte de la plaine et des bois

où le « nature writing » se fait fantastique onirique.

Le noir et blanc ne rend pas hommage au magnifique travail du graphiste des éditions des Moutons électriques qui, imprégné du texte, a parsemé son travail d’allusions sensibles.

ConteepreuvesPatience, donc, jusqu’en septembre…

Second roman pour cet automne

“Le second roman de Jean-Claude Marguerite sort cet automne aux Moutons électriques”, annonce Actu SF, à l’occasion d’un point sur les “projets dans l’imaginaire et dans la littérature blanche pour l’auteur de l’imposant Vaisseau ardent.”  Le site rappelle fort opportunément cette interview.

Le Vaisseau ardent (couvertures Folio et ebook)

Le Vaisseau ardent (Folio et ebook)

Et le prochain roman sera…

Voici une photo qui propose deux indices pour évoquer la parution de mon prochain roman.

Indice numéro 1 : le décor.
Indice numéro 2 : la date de parution.

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Un texte (assez court) entamé pendant une période de pause avant la relecture finale du Vaisseau ardent, épuré au fil des ans, qui conte le périple accidentel d’un artiste qui a consacré sa vie à l’imaginaire… Outre ce vieil homme, il y sera également question d’un enfant et d’un chien (sans oublier un écureuil).

© 2017 Jean-Claude Marguerite

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