Jean-Claude Marguerite

littérature et photographie

Category: Le Fou de Dieu

Ailleurs, c’est ici et maintenant

Bien trop souvent depuis l’ouverture de ce blog, j’ai eu l’occasion d’évoquer les tragédies sanglantes qui semblent se multiplier dans le pays – et un peu partout.
Lorsque j’ai écrit la nouvelle Le Fou de Dieu, je faisais référence aux propos du curé de mon enfance, un tel fou ne pouvant être que bon. En l’occurrence, mon personnage s’est détaché de Dieu, mais pas de Sa folie.
Fou de Dieu, aujourd’hui, ne qualifie plus que les fanatiques terroristes, stigmatisant ainsi que le pire côtoie le meilleur dans l’homme. L’histoire se déroule dans les tranchées de Verdun (entre deux assauts, mon personnage se voit écrivain), parce qu’il était clair, alors, que l’homme avait atteint le paroxysme de la barbarie, que plus jamais l’on ne reverrait ça.
Conte de la plaine et des bois semblera écrit dans un registre mineur pour qui n’y lira que le périple d’un créateur de dessins animés, d’un jeune garçon et d’un chien qui ne doit pas mourir sans amour. Pourtant, l’épisode déclencheur de la vocation de vieil homme est bien un acte de barbarie, perpétré dans son enfance contre son chien, et qui le propulsera dans un monde féérique, autant par les personnages qu’il inventera et mettra en scène, que par l’illusion d’être utile, de protéger ses « millions d’enfants ». Devenu un vieil homme, il découvre la précarité de son illusion et, de plain-pied dans la réalité, échouera à en nourrir un seul. Encore que.
Avec “tous lire”,  j’ai expliqué le sens de ma démarche : les contes de fées, comme les romans dont ils sont le préambule, d’autant plus qu’ils se situent dans un ailleurs, nous aident à affronter le pire et à donner le meilleur. Le reste me semble plus divertissement que littérature.

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Deux ou trois choses…

Alors que le projet éditorial “tous lire” m’occupe à cent pour cent (vous pouvez vous y associer d’une manière ou d’une autre), quelques petites nouvelles littéraires…
Au Salon du livre, Le Vaisseau ardent a jeté l’encre sur la table des Folio SF, comme l’année passée, bien que ladite table me semblât plus petite…

LeVaisseauArdent_au_SalonDuLivre2015 De son côté, Le Fou de Dieu bénéficie ce jour d’une agréable recension chez les Naufragés volontaires (qui promettent de lire Le Vaisseau ardent, au nom prédestiné, décidément). Ils disent de la nouvelle:

« On y sent la mort, la douleur et la peur… Pour y vivre les horreurs de la guerre. Et pour faire face à cela, notre narrateur se découvre une vocation d’écrivain. L’imaginaire comme refuge face à un monde devenu fou ? »

Cette nouvelle apparaît de temps à autre dans les « hits* » des ebooks gratuits des librairies en ligne française, ce qui est fort agréable.

Dernière nouvelle (qui concerne plutôt un court roman), le CNL m’a attribué une bourse pour travailler sur mon second roman.

Enfin, une interview devrait paraître le 1er avril (sans blague ! mon premier contrat de travail a été signé un 1er avril et je ne m’en suis jamais remis – j’avais seize ans, je devenais “correspondant de presse”!).

 

* On s'étonnera pas que le streaming des livres numériques soit naturellement appelé par  les adeptes des liseuses et tablettes, à l'image de l'évolution des habitudes de leurs amis mélomanes, alors que les hits, tops et meilleures ventes, qui participent à l'étranglement de la visibilité des livres moins en vogue, s'inspirent des charts qui volent si bien au secours du succès de la chansonnette depuis l'avènement des 45 tours.

#VendrediLecture

En ce vendredi 27 février, deux évènements.

D’abord, un partenariat sur Twitter avec #VendrediLecture. Confiez-leur votre lecture en cours, et vous recevrez peut-être Le Vaisseau ardent et Le Fou de Dieu

Ensuite, l’opération “tous lire” aura un mois – j’ai commencé à diffuser Trois contes fin janvier. Ce recueil est un test grandeur nature de réécriture et de présentation des contes traditionnels pour les enfants qui ont du mal à lire ou qui n’aiment pas lire.

Les deux événements sont liés. J’ai dédié Le Vaisseau ardent aux enfants des rues. Je ne l’aurais pas écrit si je n’avais pas été révolté par le sort de ces enfants privés d’enfance. Dans ce roman, j’ai transposé leur condition dans un autre siècle, et leur utopie dans une autre dimension. “tous lire” est issu de la même “indignation”. Je ne peux pas me résoudre à accepter qu’on me rétorque que les enfants qui ont du mal à lire n’ont qu’à s’adapter. Comme si leur tendre la main les dispensait d’efforts. Comme si ne pas leur tendre la main ne revenait pas à en dissuader de lire.  Lire ne peut pas rester un privilège.

 Les enfants ont plus besoin de guides pour lire que pour marcher.

Plutarque

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Le Fou de Dieu, des mots d’amour et de liberté

Mickaéline et ses livres a lu Le Fou de Dieu le jour de la marche républicaine où nous scandions #JeSuisCharlie, interpellée par l’écho de ces journées. Sur la toile, l’expression « fou de dieu » a beaucoup circulé. Les mêmes mots, déformés. Curieux amalgame. Dans ma nouvelle, mon jeune poilu, comme son personnage imaginaire,  « le Paisible », déborde d’amour, mais il n’est pas libre.

Mickaéline ressort de cette nouvelle :

Les mots comme échappatoire. « L’envie furieuse d’écrire, mais d’écrire vraiment, s’est emparée de lui. Voilà. Ferdinand s’est trouvé. Sa misère, sa dérive, sa perdition – tout s’agence enfin. Il doit écrire, maintenant. Sa colère est au prix de ce chant-là. Sa délivrance, aussi. L’ultime apaisement de l’âme. »

Elle cite cet autre extrait :

Le Paisible n’avait pas livré combat. Il regardait les uns puis les autres, s’adressait à tous. Les bras en croix, lui qui ne parlait pas, il hurlait. Mais personne ne l’entendait.

Pour conclure :

Une fois de plus, la plume de Jean-Claude Marguerite, m’a touché par sa justesse. À l’inverse du Vaisseaux Ardent, cette nouvelle est très condensée. Mais si elle est petite en page, elle est riche en qualité. J’y ai retrouvé l’atmosphère qu’on me contait de cette époque.

un très beau texte

« Le Fou de Dieu dit donc toute l’horreur de la guerre »

selon Philémont, qui dit encore :

En une petite demi-heure le lecteur a l’occasion de savourer un très beau texte sur la première des horreurs du XXème siècle.

une plume sûre, des mots justes

« une plume sûre, des mots justes », selon Ma Bibliothèque bleue à propos de la nouvelle Le Fou de Dieu.

Cette nouvelle de Jean-Claude Marguerite souligne la vie et la mort dans les tranchées en 1916. Les hommes, le tabac, la peur, les blessures.

Un texte court et quelques belles phrases

Première recension de ma nouvelle Le Fou de Dieu, après de bien agréables messages privés depuis sa mise en ligne, dans Quoi de neuf sur ma pile.

Une nouvelle très épurée de Jean-Claude « Vaisseau ardent » Marguerite…

Également signalée dans « les bons plans du numérique » chez Livraddict…

© 2017 Jean-Claude Marguerite

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