Ego

Quelques autoportraits (du plus récent au plus ancien).


 

Contact

Cliquez ici.

Indicateurs biographiques

Né en Normandie, à Écouché (qui ne s’appelait pas Écouché-les-Vallées), en avril 1955. Très tôt adepte de la machine à écrire (dès 8 ans), j’écris mes premières pièces de marionnettes avant 10 ans (j’enregistre les voix avec ma famille et me produis pour les enfants du village). Je découvre la photo en seconde, et deviens correspond de presse à 16 ans. Divisé entre photographie et écriture, j’opte finalement pour le journalisme localier, ce qui me permet de m’adonner à l’un et à l’autre.

Cheval, publicité et édition
Après plusieurs postes, notamment à Ouest-France, et toujours dans le même département, je deviens free-lance en me spécialisant dans le cheval. Pourquoi le cheval ? Parce que, pensant à mes futurs romans, la fréquentation de ce milieu me permet d’étudier un microcosme représentatif de La Comédie humaine, de par la magie d’une passion (que je ne partage pas). J’écris beaucoup d’articles (portraits, étude économique, je tiens une rubrique mensuelle pour Cheval Magazine, “Un cheval chez soi”) et photographie encore davantage (pour la presse et l’édition) pendant une douzaine d’années.
Un jour, Mathias Moncorgé, chez qui je photographie un poulinage en plein air, me demande si j’accepterais de lui dessiner un logo. Pourquoi pas ? Et une publicité ? J’essaie. Et me voilà parti pour créer la première agence de communication consacrée aux trotteurs de course. Puis, l’agence s’ouvre à d’autres clients (industries, Région). J’y vois l’occasion de créer un univers.
Récession, divorce, envie d’autre chose : me voilà Parisien à l’âge de 40 ans. J’aide une grande agence à créer son service de presse institutionnelle, mais je regarde surtout du côté de l’édition, avec l’envie de devenir packager. Finalement, je n’y rentre que par la petite porte, comme maquettiste PAO indépendant. J’en apprends les rudiments sur le tas et j’arrive à honorer mes premières commandes — chez Gallimard, on me surnomme Luky Luke. Il faudra une dizaine d’années avant que l’on m’autorise à toucher aux textes. Dès lors, je deviens « éditeur délégué », en guides touristiques et pour la jeunesse, et je m’occupe de plusieurs collections de réédition (poche, grands caractères, clubs). En tout, un bon millier de titres (dont quelques centaines de couvertures).

tous lire
Mettant à profit son expérience en PAO (que j’ai enseignée pendant 20 ans aux futurs éditeurs du Master pro LATERP de La Sorbonne nouvelle), je crée le laboratoire éditorial tous lire, à destination des enfants qui ont du mal à lire ou qui n’aiment pas lire. La phase de test est enthousiasmante (avec 300 testeurs volontaires, enseignants et orthophonistes), mais la phase de commercialisation se heurte aux freins vis-à-vis du numérique. Mais cela m’a donné l’occasion de revisiter les contes de fées traditionnels, et de proposer Les contes de ma mère l’Oye, en français d’aujourd’hui.

Écologie
Ma grand-mère était correspondante de la SPA, et ce n’est qu’après sa mort, héritant de ses revues animalières, que je deviens écologiste. À 17 ans, je rentre au conseil d’administration du CREPAN (comité régional d’étude, de protection et d’aménagement de la nature), pour lequel je crée et anime des groupes de chasseurs photographes. Le CREPAN publie bientôt Sauver le bocage, premier ouvrage recensant les atouts agronomiques des haies. Ce livre me permet d’entrer à l’Association des Journalistes pour la Nature et l’Environnement, avec Christian Zuber et Gérard Ménatory pour parrains. Suivant le mouvement antinucléaire normand, je m’oppose à l’entrée en politique des écologistes lors des élections européennes de 1979, ce que j’expose dans un long article commandé et censuré. Depuis, je milite dans l’ombre.

Et maintenant ?
Parvenu à l’âge d’une retraite pas encore sollicitée, quand je n’écris pas et que je ne photographie pas, je consacre mon temps à une association locale qui propose une approche ludique des langues, de quoi mettre à profit mes expériences professionnelles.

Des regrets ?
Ma vie aurait pu être bien différente, si… Sur le moment, j’ai toujours pensé faire le bon choix, après avoir pesé les choses en toute honnêteté et franchise, ce qui m’économise les remords. Cependant, je garde la nostalgie d’une amitié perdue avec Michel Onfray, alors qu’il avait 16 ans et moi 20. Nous échangions nos livres, nous parlions de tout, j’ai été son premier lecteur (dix ans avant Le Ventre des philosophes). Longtemps, j’ai regretté cette brouille à laquelle je n’ai rien compris, et même si nous sommes bien différents aujourd’hui, la qualité de cette amitié me fait toujours défaut.