Le centenaire de la « Der des Ders » voit refleurir de somptueux textes, certains classiques, d’autres presque inconnus, et il est bien périlleux d’y aller de sa propre pierre. Mais Le Fou de Dieu est une histoire qui me tient particulièrement à cœur et que je chéris depuis des années, l’épurant sans cesse.

Dans les tranchées de Verdun, un jeune poilu s’évade en se découvrant une vocation d’écrivain, qu’il transpose sur les grandes orgues de Saint-Sulpice au moment où tout bascule autour de lui.

À moins que cette nouvelle traduise ma propre peur de tout perdre, et que la création d’un monde imaginaire ne soit qu’un fragile barrage à  la subite folie des hommes.

Mais aussi, comment oublier les écrivains que la Grande Guerre a emportés : Alain-Fournier, Péguy, de La ville de Mirmont, Pergaud, Apolinaire ?
Et que dire des sans renom ?

Couverture

poirier

Après avoir envisagé d’illustrer sa couverture avec cette photo de Verdun (qui se révèle ne pas en être une, mais être issue du film Verdun, visions d’Histoire, de Léon Poirier, © La Cinémathèque de Toulouse, ai-je découvert à temps), j’ai choisi ce défilé du 11 Novembre que j’ai photographié vers l’âge de 15 ans dans mon village natal.
Nous nous rendions en grande procession les 8 Mai et 11 Novembre aux deux monuments aux morts, un à chaque entrée de la commune, et traversions le «Champ de foire», bordé sur un côté par les préfabriqués de mon ancienne école, sur l’autre par des baraquements en bois pour réfugiés dont le spectacle m’intriguait et qui me mettaient mal à l’aise.

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