Jean-Claude Marguerite

littérature et photographie

Author: Jean-Claude Marguerite (page 2 of 41)

Partager ses mondes

Je ne saurais répondre à la question rituelle du « Pourquoi écrivez-vous » qu’en avouant que je ne peux pas vivre autrement. C’est une chose que j’ai toujours faite, depuis les pièces de marionnettes que j’inventais et jouais pour les enfants de mon village, n’étant guère plus âgé. Longtemps, j’ai amassé les manuscrits inachevés (j’y pioche parfois quelques scènes) et les refus polis d’éditeurs quand j’allais jusqu’au bout. Puis, mes exigences ont changé, je n’ai plus écrit d’abord pour moi, pour le plaisir d’écrire, mais dans l’attente d’être lu.
Seulement, les choses, elles, n’ont pas vraiment changé dans mon quotidien avec la publication du Vaisseau ardent. Les épreuves corrigées, l’aventure était derrière moi ; je me suis retrouvé devant mon clavier, avec mes chats. Mes rencontres avec le public ne se sont pas prolongées au-delà du week-end de sa parution – certes, pour y recevoir, à Nice, le Coup du cœur du Point 2010, avec un bafouillage en règle devant 400 personnes, je ne suis pas un show-man. Ensuite, rien. Sinon quelques lettres, beaucoup de recensions, de coups de cœurs, mais jusqu’à Conte de la plaine et des bois, pas un tête-à-tête avec un lecteur.
Grâce aux signatures*, en librairie et salon, de Conte de la plaine et des bois,  j’ai échangé avec des lecteurs autour de mes deux romans – pas seulement de futurs lecteurs. Mes livres ont pris alors une autre réalité à mes yeux, à travers les leurs. Ou plutôt, une autre dimension, celle, sensible, d’un partage.
En voici une autre perspective, indirecte, via un blogueur** qui, dans sa réponse à onze questions littéraires, déclare qu’il aimerait vivre dans « le monde semi-rêvé de Jean-Claude Marguerite, dans Le Vaisseau ardent », qu’il avait chroniqué voici quelques années, avant de me faire figurer en quatrième place des auteurs avec qui il souhaiterait passer un après-midi… Et là, je me retrouve dans une position tout à fait familière, puisque la mienne quand je dévore un roman… Sauf qu’il s’agit, cette fois, de mes mondes.

JCMarguerite Salon du Livre 2017 ActuSF Jerôme VincentAu Salon du livre de Paris, photo Jérôme Vincent, ActuSF

* Prochaines dédicaces : le Salon fantastique, du 6 au 8 mai, à Paris ; librairie La Curieuse, à Argentan (d’ici l’été).
** Le blog où MrK sévit, ses recensions :  Le Vaisseau ardent,  Conte de la plaine et des bois.

Conte&Vaisseau

 

Conte de la plaine : “le Merveilleux est là, à portée de main”

Pour Maëlle Alan,  Conte de la plaine et des bois “brosse avec une tendresse lucide et une délicatesse toute ciselée, parfois proche du poème en prose, la recherche d’un temps perdu, la nostalgie d’une innocence égarée.”

Les hommages sont nombreux, que ce soit aux livres qui bercent les imaginaires enfantins ou à ceux qui accompagnent les adultes contemplatifs (Bosco, Whitman, Thoreau et Rousseau ne sont pas loin). Tel Charles Foster Kane murmurant son dernier « rosebud », le vieil homme évoque ici sa vie : son premier deuil, ce chien perdu de façon violente (…)

Et de conclure dans le numéro 85 de la revue Bifrost (qui avait parlé du Vaisseau ardent dans son numéro 60), avant d’avertir que, « belle promenade douce-amère », ce roman « s’éloigne des genres habituellement chroniqués » :

Invitation à se perdre, et à se laisser porter par les sensations plutôt que par une histoire structurée, ce texte allégorique nous rappelle que la plus grande aventure reste la vie, dont le sens ne cesse de se défiler, même à l’heure où la nuit tombe.

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Conte de la plaine : « C’est un tableau qu’on lit… »

Remarqué par la bibliothèque de Nîmes, Conte de la plaine et des bois est présenté comme une

passerelle entre les âges et les mondes, entre la réalité et le rêve. Récit allégorique, onirique et philosophique sur l’enfance et ses mystères, les choix de vie, la solitude et la vieillesse…

Et Corinne L. de conclure :

J’ai été séduite par la qualité de l’écriture et la justesse des mots, le style soutenu, le sens du détail et la poésie qui enveloppe la narration. L’écriture picturale nous entraine dans une fantastique balade dans les bois.
C’est un tableau qu’on lit…

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En dédicace au Salon du livre

Je serai au Salon du livre de Paris, le vendredi 24 mars en fin d’après-midi et le samedi 25 mars de 14 h à 18 h au stand des Indés de l’imaginaire, pour dédicacer mon dernier roman Conte de la plaine et des bois, dont Libération a dit :

Fantastique balade dans des bois hostiles et familiers, sensible revisitation de l’enfance perdue qui a souvent laissé en chacun de soi un Dick aimé.

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Gros coup de cœur pour Le Vaisseau ardent

On parle toujours du Vaisseau ardent, et cette fois on en parle vraiment, puisque c’est dans le cadre de l’émission radio de littérature jeunesse L’oiseau délire (sur Principe Actif 102.4 FM) consacrée aux pirates, que Annie, Gwen et Charlotte  partagent leur « gros coup de cœur » pour ce roman paru en 2010 et disponible en Folio et eBook.

En exergue de la page consacrée à cette émission, sur le site , cette citation :

« Encore une fois, marin stupide, tu perds et meurs d’être cupide.
La chance n’est pas pour les pirates, j’en suis le pire, et je m’en flatte !
Grands capitaines, marchands, bedeaux :
tous veulent y croire, et tombent de haut.
Un peu d’or et la raison choit ; c’est la même chose chaque fois. »

[Le Vaisseau ardent – Jean-Claude Marguerite]

Le Vaisseau ardent (couvertures Folio et ebook)

Le Vaisseau ardent (Folio et ebook)

Résolution 2017 ?

Pas de doute, en ces fêtes de fin d’année, la librairie La Zone du dehors  engage les Bordelais à lire Conte de la plaine et des bois.

zone-du-dehors-1612-conte-de-la-plaineÀ Lausanne, Grenoble et Antony, les libraires  aiment aussi ce court roman…

 

Conte de la plaine : un roman singulièrement inclassable

Pour Chloé Mosimann, de la librairie Payot (Lausanne), “tour à tour cryptique, subtil et éclairant, Conte de la plaine et des bois est un roman singulièrement inclassable.” 

Jean-Claude Marguerite y développe un superbe style nature writing à la frontière du merveilleux pour nous parler de la nécessité de continuer à rêver, passée l’enfance et ses espoirs fous.

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Le présentation du roman :

“Jusqu’à la fin, on ne connaîtra pas son nom. Ce pourrait être n’importe qui, le lecteur y compris, cet homme au crépuscule de sa vie, un homme qui a bâti un empire germé sur le terreau de ses rêves d’enfant. De retour sur les vertes terres vallonnées qui l’ont vu naître et dont il est désormais le propriétaire à défaut d’en être encore l’arpenteur, l’homme est réveillé un soir par des aboiements. Ce son, il le connaît bien : c’est la voix de son chien Dick, le compagnon indéfectible des épopées de son enfance, un chien adoré puis mort tragiquement soixante années plus tôt. Suivant l’irrésistible appel de son passé, marchant dans les pas de l’enfant qu’il était, le vieil homme se lance sur la piste de son fidèle acolyte, par-delà la plaine et les bois. Il sera rejoint dans sa quête par deux compagnons d’aventure dans lesquels il se reconnaîtra, à deux époques différentes de sa propre vie, et découvrira à travers leurs yeux une chose essentielle derrière laquelle il courait sans le savoir vraiment.”

Chloé Mosimann

16″ 58′ sur Conte de la plaine et des bois…

C’est une longue recension que Nebal,  à lire ici et à écouter là consacre au « petit » roman Conte de la plaine et des bois, dans lequel il voit d’ailleurs davantage une fable qu’un conte, en marge de l’imaginaire et du nature writing, et à l’ombre du Vaisseau ardent (qui nargue Nebal du haut de sa PAL).

Et si le Conte de la plaine et des bois, qu’on le veuille ou non – la quatrième de couverture n’aide pas, donc –, peut tout d’abord sembler peiner à exister sous l’ombre écrasante des dix-huit années d’écriture du monumental Vaisseau ardent, il n’en acquiert en définitive que davantage le poli d’une miniature conçue avec tendresse et attention, d’une « petite chose » pourtant aussi soignée, et qui a bien le droit d’exister pour elle-même.

Après une étude approfondie  (une minute de commentaire pour dix pages), Nebal rejoint assez celui émis par Frédérique Roussel dans Libération :

Je ne sais pas si le livre restera ; mais je crois savoir qu’il est chargé de quelque chose de pleinement signifiant – à la manière de ces souvenirs de tout un chacun, qui pourraient passer pour anodins au regard d’un monde qui bouge sans cesse et peut-être de plus en plus vite, mais qui, pour ceux qui les vivent, puis peut-être les cultivent, sont bien davantage porteurs d’émotion et de sens que tous les grands drames de l’histoire en marche.

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Conte de la plaine : fantastique balade

Frédérique Roussel, pour next.liberation, signe une belle recension de  Conte de la plaine et des bois, rencontre entre un vieux monsieur et un jeune garçon  :

Leur périple dure des heures dans une nature qu’à 13 ans, l’homme parcourait les yeux fermés avec Dick, la rivière, l’orme, la vallée, coussins verts, blocs calcaires…

Et de conclure…

Fantastique balade dans des bois hostiles et familiers, sensible revisitation de l’enfance perdue qui a souvent laissé en chacun de soi un Dick aimé.

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… après avoir cité cet extrait :

«Mes lèvres s’étaient crispées. Certes, j’étais préparé à la déconvenue – à mon âge, nul besoin de revenir sur les lieux de son enfance pour apprendre la traîtrise de la mémoire, qui écarte tel épisode et refaçonne tel autre, selon d’obscurs caprices, et nous laisse pantois après s’être bien moqué de nous.»

Conte de la plaine : un livre qui fait du bien

Nouvelle présentation sur YouTube du roman Conte de la plaine et des bois par Il était une fois Perseneige, qui a songé à Pascal Quignard (Tous les matins du monde) et apprécie :

« le parcours rétrospectif du vieux monsieur, qui revient à des choses qu’il avait oubliées et qui pourtant ont toujours été présentes en lui« . Bref, « un livre parfait pour l’automne… Un livre qui fait du bien »

(ce qui me semble être l’un des plus beaux compliments qu’on puisse faire à propos d’un roman).

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