Jean-Claude Marguerite

littérature et photographie

Category: Critiques et recensions (page 2 of 12)

Résolution 2017 ?

Pas de doute, en ces fêtes de fin d’année, la librairie La Zone du dehors  engage les Bordelais à lire Conte de la plaine et des bois.

zone-du-dehors-1612-conte-de-la-plaineÀ Lausanne, Grenoble et Antony, les libraires  aiment aussi ce court roman…

 

Conte de la plaine : un roman singulièrement inclassable

Pour Chloé Mosimann, de la librairie Payot (Lausanne), “tour à tour cryptique, subtil et éclairant, Conte de la plaine et des bois est un roman singulièrement inclassable.” 

Jean-Claude Marguerite y développe un superbe style nature writing à la frontière du merveilleux pour nous parler de la nécessité de continuer à rêver, passée l’enfance et ses espoirs fous.

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Le présentation du roman :

“Jusqu’à la fin, on ne connaîtra pas son nom. Ce pourrait être n’importe qui, le lecteur y compris, cet homme au crépuscule de sa vie, un homme qui a bâti un empire germé sur le terreau de ses rêves d’enfant. De retour sur les vertes terres vallonnées qui l’ont vu naître et dont il est désormais le propriétaire à défaut d’en être encore l’arpenteur, l’homme est réveillé un soir par des aboiements. Ce son, il le connaît bien : c’est la voix de son chien Dick, le compagnon indéfectible des épopées de son enfance, un chien adoré puis mort tragiquement soixante années plus tôt. Suivant l’irrésistible appel de son passé, marchant dans les pas de l’enfant qu’il était, le vieil homme se lance sur la piste de son fidèle acolyte, par-delà la plaine et les bois. Il sera rejoint dans sa quête par deux compagnons d’aventure dans lesquels il se reconnaîtra, à deux époques différentes de sa propre vie, et découvrira à travers leurs yeux une chose essentielle derrière laquelle il courait sans le savoir vraiment.”

Chloé Mosimann

16″ 58′ sur Conte de la plaine et des bois…

C’est une longue recension que Nebal,  à lire ici et à écouter là consacre au « petit » roman Conte de la plaine et des bois, dans lequel il voit d’ailleurs davantage une fable qu’un conte, en marge de l’imaginaire et du nature writing, et à l’ombre du Vaisseau ardent (qui nargue Nebal du haut de sa PAL).

Et si le Conte de la plaine et des bois, qu’on le veuille ou non – la quatrième de couverture n’aide pas, donc –, peut tout d’abord sembler peiner à exister sous l’ombre écrasante des dix-huit années d’écriture du monumental Vaisseau ardent, il n’en acquiert en définitive que davantage le poli d’une miniature conçue avec tendresse et attention, d’une « petite chose » pourtant aussi soignée, et qui a bien le droit d’exister pour elle-même.

Après une étude approfondie  (une minute de commentaire pour dix pages), Nebal rejoint assez celui émis par Frédérique Roussel dans Libération :

Je ne sais pas si le livre restera ; mais je crois savoir qu’il est chargé de quelque chose de pleinement signifiant – à la manière de ces souvenirs de tout un chacun, qui pourraient passer pour anodins au regard d’un monde qui bouge sans cesse et peut-être de plus en plus vite, mais qui, pour ceux qui les vivent, puis peut-être les cultivent, sont bien davantage porteurs d’émotion et de sens que tous les grands drames de l’histoire en marche.

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Conte de la plaine : fantastique balade

Frédérique Roussel, pour next.liberation, signe une belle recension de  Conte de la plaine et des bois, rencontre entre un vieux monsieur et un jeune garçon  :

Leur périple dure des heures dans une nature qu’à 13 ans, l’homme parcourait les yeux fermés avec Dick, la rivière, l’orme, la vallée, coussins verts, blocs calcaires…

Et de conclure…

Fantastique balade dans des bois hostiles et familiers, sensible revisitation de l’enfance perdue qui a souvent laissé en chacun de soi un Dick aimé.

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… après avoir cité cet extrait :

«Mes lèvres s’étaient crispées. Certes, j’étais préparé à la déconvenue – à mon âge, nul besoin de revenir sur les lieux de son enfance pour apprendre la traîtrise de la mémoire, qui écarte tel épisode et refaçonne tel autre, selon d’obscurs caprices, et nous laisse pantois après s’être bien moqué de nous.»

Conte de la plaine : un livre qui fait du bien

Nouvelle présentation sur YouTube du roman Conte de la plaine et des bois par Il était une fois Perseneige, qui a songé à Pascal Quignard (Tous les matins du monde) et apprécie :

« le parcours rétrospectif du vieux monsieur, qui revient à des choses qu’il avait oubliées et qui pourtant ont toujours été présentes en lui« . Bref, « un livre parfait pour l’automne… Un livre qui fait du bien »

(ce qui me semble être l’un des plus beaux compliments qu’on puisse faire à propos d’un roman).

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Conte de la plaine : des choses simples et vraies

Plusieurs fois présenté sur YouTube, Conte de la plaine et des bois vient d’être présenté par Tea Dust And Book, qui apprécie cette histoire qui offre de revenir « aux fondamentaux, aux choses simples, aux choses vraies ». L’extrait peut être visionné ici

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Conte de la plaine : retrouver son âme d’enfant

Pour NokomisM, de Phenix-Web, Conte de la plaine et des bois est non seulement une « histoire qui nous prouve que parfois, le merveilleux se trouve juste derrière la porte… », mais qui pose des « questions qui resteront sans réponses, mais auxquelles le lecteur réfléchit, lui aussi, au fil des pages. »

« On frôle le fantastique à certains moments sans jamais vraiment sortir de la réalité. Tout comme ce vieil homme, on se demande, on s’interroge. Qui est vraiment Albert, le compagnon d’un gamin perdu ou la réincarnation du chien de son enfance ? Mister Kreekle, personnage fétiche de ce créateur d’histoires, n’aurait-il pas transmis un peu de son pouvoir à celui qui l’a fait naître à l’écran ? Et ce jeune garçon pour lequel tout est encore possible, ne serait-il pas celui que le vieil homme souhaiterait tant retrouver, lui qui ne peut aujourd’hui vivre que les conséquences des choix qu’il a faits par le passé ? »

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Conte de la plaine : polyphonique

C’est essentiellement une analyse stylistique que propose AMR sur Babelio (site qui  classe Conte de la plaine et des bois parmi les contes philosophiques, dont Micromégas, ma découverte du genre, au lycée), séduite par :

« une écriture à la frontière entre les modalités de représentation, scripturale certes mais également picturale. » (…) J-C Marguerite utilise plusieurs niveaux narratifs et jongle avec les points de vue et la temporalité. »

Cette recension, développée et argumentée,  situe le style du roman au service du fond  :

« la qualité de l’écriture, par la justesse dans le choix des mots et le style soutenu, par le sens de détail et par la poésie qui enveloppe la narration, et puis surtout il m’interroge.  » (…)  « Mais c’est surtout un récit allégorique, onirique et philosophique sur l’enfance et ses mystères, les choix de vie, la solitude, la vieillesse et la mort puis sur les passerelles entre les âges et les mondes, entre la réalité et le rêve. »

Et de conclure, après avoir disséqué les jeux narratifs propres à chaque partie :

 « L’écriture se fait polyphonique, le point de vue s’élargit à l’universel. »

A44721.inddAMR analyse Conte de la plaine et des bois en regard du Vaisseau ardent.

Conte de la plaine : une parabole

On me signale cette jolie recension sur la page Facebook de Bertrand Campéis (spécialiste de l’uchronie), postée il y a un certain temps, à propos de Conte de la plaine et des bois :

« C’est l’histoire d’un rêve, d’un personnage, devenu trop grand pour son créateur, qui a fini par prendre toute la place pour remplir le vide d’une existence. Ce sont les projets que l’on remet toujours à demain : l’histoire que l’on écrira, le retour triomphal que l’on effectuera dans SON entreprise. Le renouveau.
C’est une parabole sur la fin inévitable qui nous attend, sur le passage de flambeau, les premières et les dernières histoires que l’on raconte.
Et puis la nuit nous enveloppe tout doucement. Tout s’éteint, et une étoile s’allume dans le ciel.
Bonne Lecture. »

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Conte de la plaine : les larmes aux yeux

« Gros coup de cœur de la rentrée » pour la librairie bordelaise La Zone du Dehors, Conte de la plaine et des bois « c’est de l’amour ».

« C’est le livre qui cette rentrée m’a le plus transporté. 159 pages seulement mais un grand texte. L’histoire d’un vieil homme qui part à la recherche de son chien. Rien d’autre si ce n’est une poésie comme je n’en avais jamais lu. J’ai eu des larmes pointant leurs molécules salées, des frissons, la chair de poule. Parce que c’est beau ! »

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Le 14 octobre, lecture par « Rendez-vous conte » en ma présence.

« Quand j’ai commencé à lire ce roman, j’ai fermé la librairie pour le terminer sans être dérangé », a déclaré Léo en préambule de cette soirée.

2016-10-15-12-49-41Lecture pleine d’émotions par Alix, de Rendez-vous conte.

 

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