Les femmes étant tout à la fois cibles et vecteurs des messages publicitaires, leur mise en scène dans les affiches réserve des surprises. Altérés par l’usure ou sciemment, voire à l’occasion de simples juxtapositions accidentelles, ces fragments d’affiches inspirent bien des associations d’idées – peu importe lesquelles, beauté, charme, indignation. Comme si, sous le vernis de la pub, se cachait le miroir de notre considération envers les femmes.
En supprimant le divertissement des couleurs, le pouvoir évocateur de ces dégradations devient tellement éloquent que, pour toute légende, s’impose un unique : « Et vous, qu’elle histoire voyez-vous ? »

Cette série, issue de mon travail dans les couloirs du métro parisien, je la poursuis désormais un peu partout.